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366 jours année bissextile (esquisse)

3 participants

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366 jours année bissextile (esquisse) Empty 366 jours année bissextile (esquisse)

Message  JamesPx. Ven 30 Aoû - 19:58


366 jours année bissextile
 
Pour démarrer l'année et la finir en beauté, je lui poserais bien un lapin :

« La patte de lapin

Est un porte bonheur
Sauf pour le lapin
A la bonne heure
Mais où est le chasseur
Nous a-t-il posé un lapin
Ou est-ce un lapin crétin
Qui attend son heure... ».

Je poserais bien une question stupide comme :

« Qu'aimeriez-vous changer en vous ? » ; et je reçois une kyrielle de réponses qui viennent toquer à ma porte.

…Elles me répondent brunes et blondes, la tête dans la lune ou sur les épaules, fausses ou vraies comme est la vie aujourd’hui. Une vie un peu mythomane ; une vie qui s’organise autour d’une névrose de la personnalité. Serait-ce la cause d’un manque d’affectivité et d'émotivité ?

 « Depuis petite je suis complexée, parce que je ne grandissais pas aussi vite que les filles de mon âge. Je me trouvais petite, je détestais cette situation. Et maintenant, je mesure 1m 60 environ et j'en suis très contente. Mes copines ne sont pas beaucoup plus grandes que moi et les filles plus grandes, je ne les envie pas.
J'ai une copine dans ce cas-là, et elle galère à trouver un homme à sa taille… »

« J'aime être petite et me sentir fragile dans les bras d'un homme !
Si je pouvais changer quelque chose, je me ferais refaire les seins. Je fais du C mais j'aimerais encore plus gros !… ».

« Je me ferais refaire le nez… ».

« Je déteste ma tâche de naissance sur mon genou gauche, j'aimerais l'enlever, mais elle est grande et ça coute cher. L'assurance ne prend pas ça en charge car cela relève de la chirurgie esthétique !
Mais j'adore mes yeux, mon visage dans l'ensemble et je suis assez bien dans mon corps… ».

« Si je pouvais, j'aimerais bien changer sa mère par une autre, car elle me saoule… ».

« Ma peau qui suit un peu trop mes sautes d'humeur, je ne la supporte plus ! Il suffit que je sois stressée, triste ou malade pour que je vois apparaître rougeurs et petites imperfections. Et oui, j'ai hérité d'une peau lunatique… ».

« J'ai deux gros complexes : ma taille et ma petite poitrine.
Tout simplement parce que parmi mes ami(e)s, je suis une des plus petites. Quant à ma poitrine, j'aimerais passer au C, car j'ai pas mal de hanches et cette intervention rééquilibrerait un peu mes courbes du coup ! A part ça, j'ai hérité du nez de ma mère, un peu grand, un peu rond,
bref je ne l'aime pas non plus celui-là !
Ah, j'oubliais, mes vergetures au niveau des cuisses, je n'ai que 18 ans et je dois les trimbaler depuis mes 13 ans suite à une perte de poids ! J'ai tout essayé mais elles ne partent pas… ».

 « J'avais un complexe avec mes doigts, car je me rongeais les ongles, ce qui n’est pas top du tout pour une fille !
Mais mon plus gros complexe reste mon ventre. Toujours ballonnée, je ressemble à une femme enceinte, moi qui ai du mal à avoir un bébé.


Donc, si j'avais une baguette magique, je gommerais ce ventre.  J'ai aussi mes pieds, que j'aimerais avoir plus fins, pour pouvoir mettre n'importe quel escarpin ».

« A mon homme, je ne lui changerai rien, il est beau et grand avec une belle bouche et de belles dents, et de beaux cheveux.
Et croyez-moi, il est beau partout ! Je ne vois vraiment pas ce que je pourrais faire de plus pour l'améliorer, je suis vraiment gâtée et j'en remercie la vie chaque jour… ».

Ce qui est certain, c’est que les réponses se focalisent autour du physique hormis l'épisode de la belle-mère. L’esprit et le comportement quant à eux ne changeront pas. Avec cette tendance de placer le physique au sommet de l’affiche, nous finirons tous hystériques et névrotiques. Seuls les chirurgiens esthétiques et autres acolytes aujourd’hui se frottent les mains. Et je souligne que je ne suis pas psychologue ni sociologue. Et puis cette question m’entraîne vers la folie et me fait sombrer dans une satire où je me referais bien le porc trait :


« Si on ne choisit pas sa tête
Peut-on choisir ses amis
C'était un jour de fête
Par ici les amis
Je vous annonce que je vais changer
D'abord mon nez
Je ne toucherai plus tes seins Paméla
Ni ton cul en latex
Où ton vernis Bondex
Ailleurs ou sous mes draps
Quand je vous ferai la bise à vous mes stars Nathalie, Isabelle, Catherine, Emmanuelle
Je me sentirai moins un Cyrano virtuel
Et vous d'avoir une pipe au bout de vos lèvres
En bec de lièvre
Et les oreilles
Ah Mickey j'en ai marre de lui piquer la vedette
Bref pas bête la bête
Cela ne sera plus pareil
Comme avec la coiffeuse Mireille
Mathieu sympa ta coupe de cheveux
Elle dure tu fais des envieux
Et pas un seul cheveu blanc
Teinture à la fiente de pélican
Ou un truc comme cela
Bah
Je vais me faire aussi des implants
J'éviterai d'être un crâne d'œuf
Comme Monsieur Franck Lebœuf
A la fin je ressemblerai sans doute à Titeuf
Pour finir aussi con que Barthez le Mac Donald de Laurent Blanc
Bon et pour les dents
Je vais me mettre l'aligneur
D'Invisalign pour faire « cheese » comme les acteurs
D'Hollywood chewing-gum « what else Nespresso »
C'est quasimodo
Non c'est le beignet
George Clooney
Et Eliot Ness avait prévu Etienne Daho
Mais il est tombé Be bop pieds nus sous la lune et pour la France
Moi avec ma nouvelle gueule à la Bodganoff j'aimerais courir nu dans le stade de France
Ou alors passer à temps X en live pour faire la pub à Meetic
Laissez tomber j'ai trouvé Paris Hilton une extraterrestre son pseudo « MissTic Always » seins plats gonflés à l'hélium
Une foutue blonde et je finirai sans freak comme le cirque Barnum »


Ce n’est pas fini ce cirque ? Non, j’ai bien peur que nous n’avons pas tous vus !
Et moi, je répondrai comme Julio Iglésias : « Non je n’ai pas changé, je suis toujours ce jeune homme étranger… ».

Qui n’aimerait pas atteindre le bonheur, être bien sa peau et vivre l’amour idéal ? Personne.

Alors j’essaie d’écrire des romances car je suis sans aucun doute, un peu fou ou utopiste comme vous. Et j’ai fini par attraper un virus, celui d'écrire partout et n'importe où, dans mon lit, allongé sur le tapis, au bureau, dans les salles d'attente, au bord de l'eau, sur les bancs publics, en mangeant sur les quais de gare, sur les murs des toilettes publiques, oui c’est moi !
J'écris des lettres à contre temps, des morceaux de phrases verbales ou pas, contre des courants d’airs ou le temps, à contre sens des saisons, contre toute attente, j'écris.
J'écris, des vers vides ou pleins, sans substances ni alcool ou fumées, de la prose, des bouts de textes, des expressions, des citations, des fragments d'eau douce en court-bouillon.
Je n’ai jamais envoyé quelques morceaux éparpillés ou de papiers déchirés à la poubelle comme un papier de chocolat
qui vous culpabilise.
Le jour sans idées, l’envie a
rrivera celle de ne plus pouvoir écrire quelque chose, alors j'imagine le voyage de ces mots glissés dans la soie d’une enveloppe tabac carrée et cet imprévisible décalage du temps, tout a pu changer, l’état d’esprit de l’instant, l’écriture, l'homme !
Faut-il ouvrir ce tiroir secret où les émotions, les sentiments et les colères sont couleur d’encre bleue de la mer méditerranée ?
Faut-il s’inscrire dans ces tempêtes et ses ces fracas obscurs des naufrages ?
Le texte voyage entre deux respirations, la sienne la mienne.
A un clavier froid et impersonnel, je préfère le contact du papier le crissement de la pointe de mon Stabilo PointVisco orange à la pointe ronde qui bave quand il fait trop chaud.
J’aime la lettre manuscrite, si rare, glissée au milieu de prospectus sur la table basse de mon dentiste, oui, je cache des mots et j’attends les réponses à ces nombreuses questions sans importance. Qui aime le dentiste ?
Qui aimerait lui dire : « Monsieur, vous êtes si délicat que je peux plus me passer de vous ».
J’ai reçu une réponse, je l’ouvre comme un dessert, je la savoure avec délice, je la renifle pour savoir si je reconnais le parfum, je déteste cette lassitude de l’attente d’une réponse, j’aime la page blanche indécente, juste dans sa nudité obscène avec un petit numéro de téléphone disant :
« Appelle moi et écris moi encore… ».
Peut-on écrire les silences et l’attente dans laquelle les mots se dissolvent ? J'adorerais le croire.
Écrire avec le désir de vous plaire, de vous séduire, mettre des odeurs sous mon Stabilo paré d’artifices d’une plume pour ombrer vos yeux de mes couleurs d’ange transfigurées et lumineuses.
Lettre interrompue jetée au dernier rendez-vous chez le dentiste, là où le message peut être cueilli et lu.
Tous les mots posés ici, sont voués à l’errance, à la solitude d’une caresse sans fin, une naissance et une mort, étroitement mêlées.
Serait-ce un stratagème pour susciter un attendrissement, entrer dans l’âme du lecteur et s’y dissoudre vers une recherche d'affection et d'admiration ?
Les mots partent à la dérive sur un navire, sans voiles ni gouvernail, déchirés par les écueils lacérés, par les vents
contraires, petite bouteille remplie de vers à la mer, rejetée sur un rivage sans nom, chahutée par les vagues qui écrivent sur le sable des éphémères dentelles, mousseline blanche où ces mots s’abandonnent à la floraison, écume d'émaux jusqu’à en épouser la transparence.
Invisible, serais-je devenu ici sur cette terre ? Alors j'écris jusqu’à plus d’encre pour exister…
Et puis, j’ai reçu ce message un jour sous un de mes textes :
« (…) j'ai lu ton poème trois fois depuis hier soir et je voulais te dire à quel point il m'a touché par l'amour qu'il dégage et à quel point ton père était une personne qui a compris que la vie puise son sens dans la joie et le partage avec les siens et les autres.
Le plus merveilleux est qu'il a réussi à te transmettre son message de la vie, donc je dis qu'il a réussi sa vie tout court.
Ainsi son esprit continue à se manifester à travers toi et puis à travers ses petits enfants ! En lisant cet hommage à ton père, j'ai dû penser à mon propre père qui - selon les dires de ses frères et amis - réunissait certains traits de caractère du tien ce qui me fait sentir une parenté spirituelle avec ton père. Le mien est parti à l'âge de quarante ans, fauché par une voiture.
Est-ce injuste ? Est-ce un Dieu extérieur qui nous infligerait nos souffrances ? Chacun trouvera sa réponse au moment voulu (…) ».
 Le premier avril j'ai perdu une amie qui avait mon âge et avec qui je montais à cheval. Elle a connu une longue galère due à un cancer à la jambe pendant une dizaine d'années. Au moment où elle croyait être sortie du tunnel pour recommencer une nouvelle vie avec une jambe en moins, un autre cancer qui s'est déclaré à l'endroit de l'amputation l'a fauchée en l'espace de huit mois. Pour son enterrement j'avais rédigé un texte dont voici un extrait :

« (…) Toutes les personnes qui ont connu V. étaient impressionnées par la lourdeur de sa maladie, mais aussi par sa combativité et son courage face à cette maladie, et même le personnel de « l’hôpital des cancéreux » qui pourtant est confronté quotidiennement aux cas les plus difficiles, lui témoignait son affection et son admiration. Il est facile de parler de courage, mais il faut toujours être conscient que ne peut être courageux que celui qui a connu la peur.
Et la peur était sûrement un des plus fidèles compagnons des dernières années de la vie de V.

Mais je pense que même à ce niveau-là, le cheval l’a aidée souvent à surmonter bien des moments de découragement car un cavalier qui tombe doit toujours surmonter sa peur en remontant tout de suite sur le dos de celui qui l’a fait tomber. Et pendant longtemps c’est l’idée de remonter un jour sa jument G. qui l’a motivée à se battre encore et encore.
Alors que dire d’une histoire comme celle de V. Que la vie est injuste ? Que la vie est dégueulasse ? Qu’elle n’a vraiment pas mérité ça ? Qui parmi nous ne l’a pas pensé à un moment donné en voyant sa galère ? Qui ne s’est pas dit : et si c’était moi, serais-je capable d’affronter cela ? V. et sa maladie nous ont obligés à nous questionner sur nous-mêmes, sur le sens de tout cela, sur le sens de la vie, sur le sens de notre vie et sur qui nous sommes. Et si sens il y a, pourrait-on dire qu’il résidait dans le partage ?

Dans le partage de sa vie qui s’entrelaçait avec celle de chacun de nous, chacun à sa façon et à un niveau particulier. Et que tout cela n'arrivait pas par hasard. Pourrait-on dire qu’il y avait une sorte d’interaction entre tous ceux qui ont touché la vie de V, une sorte d’entrelacement qui engendrait l'époustouflante tapisserie de sa vie.
Chaque fil suit sa voie, mais croire que chaque fil est "seul" ne serait-ce pas se méprendre immensément sur le processus de la création de la Grande Trame ? Je crois profondément qu’au moment de quitter son corps, V. a découvert la belle face du grand tableau de sa vie, elle a compris que chaque chose avait sa place et se trouvait exactement au bon endroit, qu’elle n’a jamais été seule et qu’elle ne sera jamais seule, alors que nous, nous sommes encore en train d’essayer de comprendre à quoi peuvent bien servir ces bouts de fils et ces nœuds qui pendent à l’arrière du cadre et qui semblent non seulement n’avoir aucun sens à nos yeux mais qui nous attristent dans leur imperfection. V. nous voulait joyeux et non pas abattus. Savait-elle déjà que le tableau qu’elle allait découvrir dépasserait tout ce qu’elle a pu imaginer en beauté, en lumière et en amour ?
Et si V. m’a appris quelque chose à travers ces années de maladie et surtout pendant les derniers mois de sa vie c’est que vivre l’instant présent ne revêt de sens que s’il est vécu dans l’amour (…) ».

Un vieux proverbe nous raconte que les talents de quelqu'un ne sont jamais assez reconnus par les siens. Et naît la bulle internet ! Et l'idée d'y écrire à l'intérieur comme dans une bande dessinée me brûle les doigts et m’asperge l’esprit aussi d'y voir toutes ces images fixes ou animées.
J'emmagasine et j'attends une brûlure vive pour que quelqu'un, ou soyons fous, pour que tout le monde reconnaisse mes cris, mon écriture ... Virtuellement, certes mais c'est toujours ça de pris.
De toute façon, l'écriture reste virtuelle, elle n'est qu'un support à l'action. Et c'est grâce à l'action que l'homme survit.
Sur la toile du web, il y a tant d'horizons, d'origines, d'amour et de haine toutes ces contradictions ne peuvent pas mentir. Il ne faut pas être dupe, juste un peu rêveur et savourer l'instant, car bien souvent la mariée est trop belle.
J'ai appris à doser mon exposition, je me soigne en restant près du feu de l'automne à l'hiver pour finir de consommer les calories en trop, c'est ma cure de jouvence et d'espoir, un remède assainissant à la fois spirituel et corporel.
Et vous êtes heureux, le temps passe et lorsque vous démarrez pour arrêter cet amour sous la fenêtre, l'écran redevient noir comme l'espoir d'y avoir cru.
Mais quoiqu'il arrive la poésie reste belle, même la nuit ; et il suffit de lire dans les étoiles, les messages subliminaux que les anges nous envoient et attendre l'archange qui nous les sublime à travers nos sentiments.
Si l'on est curieux et généreux, les anges savent nous récompenser à notre juste valeur.
Et je viens de glisser un dernier mot sans être le chevalier de l'ordre du mérite ; je ne suis qu'un poète clandestin qui navigue sans sextant sur cette pluie d'automne où l'encre se dilue moins vite que mes pensées. Alors je m'accroche aux dernières feuilles qui tourbillonnent dans ce vent chaud et humide automnal. Et là, l'homme rayonne et se questionne pour savoir où est notre terre promise.
Et c'est à cette minute que j'appelle encore une fois la chanteuse dérivant sur le lac des cygnes qui chante sans cesse les cendres, le sang, la haine entre les lignes, d'enfants aux blessures de feu, sous son limpide ciel bleu. Et au sortir de la vague déferlante, je la supplie de leur offrir une étoile et de leur immerger une lumière céleste sur leur miséreuse île ; de délivrer ces enfants de la peur, un nouveau monde sans armures et une perle d’émeraude enchâssée dans un écrin de verdure.
Aide-moi à les sortir de la cité oubliée où les arbres sont en béton mâché ; où la mauvaise herbe pousse entre le bitume volatilisé ; où le loisir est le plaisir de se sacrifier et où leurs rêves s'épuisent à forcer la porte de la cage d'ascenseur. Comme s'ils ne voulaient plus s'envoler en apesanteur.
Tague-leur sur le champ une étincelle de fierté et dessine-leur une clé de voûte sur une arche de fraternité.
Et je me souviens qu'ici, près du lac au fond de l'allée, derrière un portillon en bois gris, se tenait un beau verger bordé d'un majestueux platane.
Allongé sous son ombre de titane, des songes en mots au jus de citron, j’ai gravé sur son tronc tous mes mots d’amoureux dans la joie, dans la peine, d'être né libre et heureux. Et toujours il me rappelle la liberté de penser sous la grâce de la belle.
Ce soir je suis passé près de lui, seul dans la nuit. Une nuit de pleine lune ce soir, j’ai recouvert mes yeux d'un voile superstitieux et ses branches chuchotaient comme si elles m’appelaient : « Tout contre moi mon ami, tu trouveras la force, un coin de paradis ».
Et la brise légère continue à chanter sous ses feuilles devenues ombrage, tout droit sur mon visage. Mon esprit chagrin s’envola, je ne l’ai pas accompagnée sur le lac des cygnes tant aimé.
Aujourd'hui mon platane vient d'être coupé, vingt ans après le verger où la cité est née. Pour voir à la place pousser un amas de tôles ondulées où ils vendent des fruits provenant des quatre coins du monde ; où ces racines vivantes chantaient hier encore la vraie nature du monde.
Et si l'homme de génie inventa la roue, il a inventé aussi le mépris et le dégoût envers la terre qui ne tourne plus dans le bon sens.
Mes racines mourront-elles sans qu'il en prenne conscience et ma révolte partira-elle en fumée ?
Sans doute sous le joug coupable d’une humanité anesthésiée et par une planche à billets lobbyistes nébuleuses.
Et me voilà au cœur d’une légende comateuse, où mon pèlerinage poétique contre le mal, se métamorphose en un voyage astral m’infligeant des blessures de trompe-la-mort ; je le sens dans mon corps qu'un déchirement envahit mon être argileux. Je vois ma chair qui saigne, mes os se tordent frileux et des poils me recouvrent le visage.
Me transformerais-je en loup-garou ? Serais-je devenu un esclave parmi les loups ? Où sont mes philtres magiques intemporels ? Où est mon aspect contemplatif originel d’homme cueilleur pieds nus et libre ?
Je ne cherche qu'un brin d’herbe en équilibre. Je ne suis pas un apôtre logorrhée, Je ne suis pas un apôtre ni une oie logorrhée,  je suis juste un poète concerné qui ne baissera pas les mains ni les yeux même devant le diable et Dieu.
Certains me disent que si je continue à cimenter cette bulle d'amour je vais finir chez « Eiffage » prisonnier dans le béton comme constructeur de châteaux de cartes !
Mais je ne vois rien dans les cartes, je vois seulement un bout de terre dans une bulle encore belle et humaine !
Alors je m'y accroche et je vous y invite en essayant d'écrire et de construire votre vie dedans en prenant garde à cette mariée trop belle qu'est internet et de se rappeler que nul n'est prophète sur terre ; car même si l'homme sait faire des bulles avec un chewing-gum, bien souvent elles lui éclatent au visage.
Et c’est le vol au-dessus du lac des cygnes à la rencontre du troisième type. Un jour de départ sous un grand ciel bleu. Un bleu outremer intense couronnant les montagnes brunes vêtues d’une couverture blanche avec à l’horizon une ligne épaisse grise et franche.
Annoncerait-elle déjà l’arrivée du mauvais temps au profil inquiet de mes yeux ?
Je les ferme un instant pour oublier et décolle sans en connaître la raison. Libéré de la gravité, je gagne l’apesanteur sans contre-épreuve, mon corps fait corps avec cet esprit invisible en combinaison, venu d’ailleurs les bras et les jambes écartés comme l’homme de Vitruve.
Je flotte comme la plume d’un cygne au-dessus du lac d’Annecy.
Serais-je en train de danser à mille pieds le ballet de Tchaïkovski ?
Lecteur rappelle-toi de la visse aérienne de Léonard de Vinci.
Serais-je vu de la terre habillé de cette invention d'un blanc immaculé et toujours en vie ou suis-je tout simplement un fou du volant en plein ciel nerveux ?
Je suis un être à la fois pur, tendre, léger , volatile, voluptueux et nuageux. Je ne suis pas Alphonse de Lamartine au bord du lac du Bourget mais un OVNI croisant pavillon sur « les pages web poétiques » pour mon culte éternel à la poésie. Et d'elle de mon manège romantique et virtuose qui ne s’achèvera pas ici en plein vol si j’ose en névrose pour proclamer mon amour fidèle à la chose.
Je n'ai plus aucun trouble même les pieds dans l’eau.
Je les garde sur terre avec mon petit oiseau sans appréhender le moindre nouveau trouble.
Et le clan est né, cette idée nouvelle de ne plus reculer mais d’avancer. Et j’écris une lettre enluminée pour le paradis car j'ai toujours pensé que ce qui donnait un sens à la vie d'un homme, c'était de protéger une femme.
Et une voix lointaine proche de l’ancien verger répond :


« J'aime le doute qui se profile à chacun de tes vers puis l'amour comme une révélation, ta muse a su t'inspirer un très beau poème ».

Et je me dis, si la perfection n'était pas chimérique, elle n'aurait pas tant de succès.
Comme il n’y a qu'un remède à l'amour : aimer davantage car l'amour excuse tout dans un cœur enflammé. Enfin j’ose l’imaginer.

Et si on parlait de l’année bissextile ; c’est une année comptant 366 jours au lieu de 365, tous les quatre ans, il y a une année comprenant un 29 février, ce qui entraine une moyenne de 365,25 jours. On résout ce problème en comptant tous les quatre ans un jour de plus.

Tout le monde s’en fout et si on changeait d’heure !

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366 jours année bissextile (esquisse) Empty Re: 366 jours année bissextile (esquisse)

Message  Ratoune Sam 31 Aoû - 8:12

" Je suis un être à la fois pur, tendre, léger , volatile, voluptueux et nuageux."


Je retiens, pour l'instant, cet essentiel Like a Star @ heaven Like a Star @ heaven Like a Star @ heaven Like a Star @ heaven Like a Star @ heaven 
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Message  Nilo Sam 31 Aoû - 16:53

Un peu long et trop dense dans la mise en page à mon goût.
Mais quelques bons moments. En particulier ce passage, un peu comme un poème
« Si on ne choisit pas sa tête
Peut-on choisir ses amis
C'était un jour de fête

...

Une foutue blonde et je finirai sans freak comme le cirque Barnum »



Nilo, Non je n’ai pas changé.

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